
La cuisine marocaine
et ses spécialités
La cuisine marocaine tient en quelques plats que tout le monde connaît de nom, et en une quantité de préparations quotidiennes dont personne ne parle hors du pays. Voici les deux, avec ce qu'il y a dedans, où les trouver à Marrakech et ce que ça coûte réellement sur place.
L'essentiel : cinq plats couvrent le répertoire, le tajine, le couscous du vendredi, la pastilla sucrée-salée, la harira et le mechoui. À Marrakech s'ajoute la tanjia, qui ne se cuisine nulle part ailleurs. Comptez 40 à 90 dh le tajine dans une adresse de quartier, quatre fois plus sur un rooftop touristique.
- Plat
Le tajine
طاجين
Un ragoût cuit à l'étouffée dans un plat en terre au couvercle conique. Poulet au citron confit et olives, agneau aux pruneaux, kefta aux œufs : le contenant fait le nom, la garniture change tout.
Où : Partout, du gargotier au palace
40 à 90 dh≈ 4 à 8 €
- Plat
Le couscous
كسكس
Semoule roulée à la main et vapeurée trois fois, dressée en dôme sous ses légumes et sa viande. Le vendredi, c'est le plat de toutes les maisons marocaines.
Où : Le vendredi midi, dans presque tous les restaurants
50 à 120 dh≈ 5 à 11 €
- Plat
La pastilla
بسطيلة
Une tourte de feuilles de brick fourrée au pigeon ou au poulet, aux amandes et à la cannelle, saupoudrée de sucre glace. Le sucré-salé marocain dans sa forme la plus assumée.
Où : Restaurants de médina, tables de fête
60 à 150 dh≈ 6 à 14 €
- Plat
La harira
حريرة
Soupe de tomate, lentilles, pois chiches et coriandre, liée à la farine. C'est le premier geste du ftour pendant le Ramadan, avec un dattier et un œuf dur.
Où : Gargotes de quartier, toute l'année
5 à 20 dh≈ 0 à 2 €
- Plat
La tanjia
طنجية
Le plat de Marrakech, et de nulle part ailleurs. Un jarret de bœuf, du smen, du safran et du citron confit scellés dans une jarre, cuits des heures sous la cendre du hammam de quartier.
Où : Marrakech uniquement, à commander la veille
60 à 140 dh≈ 6 à 13 €
- Plat
Le mechoui
مشوي
Un agneau entier rôti dans un four en terre creusé dans le sol, servi au poids avec du sel et du cumin. La viande se détache toute seule, on la mange avec les doigts.
Où : Mechoui Alley, à côté de Jemaa el-Fna
- Plat
La rfissa
رفيسة
Du poulet au fenugrec et au ras el hanout servi sur un lit de msemen déchiré. Le plat qu'on prépare pour une jeune mère, réputé reconstituant.
Où : Tables familiales, quelques restaurants traditionnels
50 à 100 dh≈ 5 à 9 €
- Entrée
Les briouates
بريوات
Des triangles de brick frits, salés à la viande hachée ou au fromage, sucrés aux amandes et au miel. Ils ouvrent le repas ou le ferment, selon la version.
Où : Pâtisseries et traiteurs de quartier
5 à 15 dh≈ 0 à 1 €
- Entrée
Le zaalouk
زعلوك
Une purée d'aubergines fondues à l'ail, au cumin et au paprika, avec de la tomate. Servie tiède, elle se mange au pain, jamais à la fourchette.
Où : Dans tout assortiment de salades marocaines
15 à 35 dh≈ 1 à 3 €
- Entrée
La taktouka
تكتوكة
Poivrons grillés et tomates mijotées jusqu'à confire. Sa cousine du zaalouk, en plus acidulé, avec la peau des poivrons retirée un à un.
Où : Salades d'entrée, partout
15 à 35 dh≈ 1 à 3 €
- Entrée
La bissara
بيصارة
Une soupe épaisse de fèves sèches, arrosée d'huile d'olive et de cumin. Le petit déjeuner d'hiver des ouvriers, à quelques dirhams le bol.
Où : Échoppes de médina, le matin
5 à 15 dh≈ 0 à 1 €
- Entrée
Le khobz
خبز
La galette de pain ronde qui accompagne tout et sert de couvert. Chaque quartier a son four communal, le farran, où les familles portent encore leur pâte à cuire.
Où : Fours de quartier, 1 à 2 dh la galette
- Street food
Les brochettes
قطبان
Kefta d'agneau hachée au persil, foie enroulé de crépine, poulet mariné. Grillées devant vous au charbon et servies dans un demi-pain avec de la sauce tomate.
Où : Stands de Jemaa el-Fna, le soir
10 à 25 dh≈ 1 à 2 €
- Street food
Les escargots
بابوش
Servis en bol dans leur bouillon de thym, réglisse et anis, avec une épingle pour les sortir. On boit le bouillon après, c'est là qu'est le goût.
Où : Charrettes de Jemaa el-Fna
5 à 15 dh≈ 0 à 1 €
- Street food
Le maakouda
معقودة
Une galette de pomme de terre écrasée au cumin, panée et frite. Elle se glisse dans un sandwich avec de l'omelette et de la harissa, pour trois fois rien.
Où : Friteries de rue, midi et soir
2 à 8 dh≈ 0 à 1 €
- Boisson
Le thé à la menthe
أتاي
Thé vert gunpowder, menthe nanah en bouquet et beaucoup de sucre, versé de très haut pour faire mousser. Il se sert à toute heure et se refuse difficilement.
Où : Partout, du café de quartier au riad
10 à 40 dh≈ 1 à 4 €
- Sucré
Les cornes de gazelle
كعب غزال
Un croissant de pâte fine garni de pâte d'amande à la fleur d'oranger. La pâtisserie de mariage par excellence, jugée sur la finesse de sa pâte.
Où : Pâtisseries de Guéliz et de la médina
3 à 10 dh≈ 0 à 1 €
- Sucré
La chebakia
شباكية
Une fleur de pâte au sésame et à l'anis, frite puis noyée dans le miel. Elle apparaît partout au Ramadan et accompagne la harira du ftour.
Où : Souks et pâtisseries, surtout au Ramadan
2 à 6 dh≈ 0 à 1 €
Prix constatés à Marrakech en 2026, entre la gargote de quartier et le restaurant de médina. Un même plat coûte deux à quatre fois plus cher dans un riad ou sur un rooftop touristique.
Les grands plats marocains
Six plats structurent la table marocaine. Trois sont connus partout, trois se découvrent sur place.
Le tajine, le plat de tous les jours
Le mot désigne d'abord le récipient : un plat rond en terre cuite surmonté d'un cône. La vapeur monte, se condense sur les parois et retombe sur les aliments, ce qui permet de cuire pendant des heures avec très peu de liquide. La viande la plus dure finit par se défaire, et c'est exactement le point : le tajine est né d'une contrainte économique, pas d'une recherche gastronomique.
Trois versions reviennent sur toutes les cartes. Le poulet au citron confit et aux olives, salé et acide, le plus consensuel. L'agneau aux pruneaux et aux amandes, franchement sucré, servi les jours de fête. La kefta aux œufs, des boulettes de viande hachée dans une sauce tomate où l'on casse deux œufs à la fin. Ajoutez les tajines de légumes et, sur la côte, ceux de poisson au chermoula.

Le couscous, et pourquoi c'est le vendredi
La semoule est roulée à la main, puis passée trois fois à la vapeur au-dessus du bouillon de légumes, avec un travail au beurre entre chaque passage. Cette répétition donne les grains détachés qui distinguent un vrai couscous d'une semoule gonflée à l'eau chaude. Le tout se dresse en dôme, les légumes plantés dessus, la viande enfouie au centre, et se partage dans un plat unique.
Le vendredi est le jour de la grande prière, et le couscous se sert au retour de la mosquée. C'est un repas de rassemblement familial, ce qui explique pourquoi vous en trouverez partout ce jour-là et beaucoup moins le reste de la semaine. Les variantes vont du sept légumes classique au tfaya, avec des oignons confits aux raisins secs et à la cannelle, jusqu'au seffa sucré, servi en dessert avec du lait et de la cannelle. L'UNESCO a inscrit le couscous au patrimoine culturel immatériel en 2020, aux côtés de l'Algérie, de la Tunisie et de la Mauritanie.

La pastilla, le sucré-salé assumé
Des feuilles de warqa, plus fines que la brick industrielle, empilées autour d'une farce de pigeon ou de poulet mélangée à des amandes grillées, de la cannelle et des œufs brouillés au bouillon. Le dessus reçoit du sucre glace et un dessin à la cannelle. La première bouchée déroute souvent les Européens, puis la logique apparaît : le sucre ne remplace pas le sel, il l'accompagne, comme le fait le pruneau dans un tajine d'agneau. Il existe une pastilla au poisson sans sucre, très répandue à Essaouira.
La harira, la soupe qui rythme l'année
Tomate, lentilles, pois chiches, coriandre et céleri, liés à la tedouira, un mélange de farine et d'eau qui donne sa texture veloutée. Elle se mange toute l'année dans les gargotes, pour 5 à 15 dh le bol, mais son moment est le Ramadan : c'est elle qui rompt le jeûne, avec des dattes et un œuf dur. Ne la confondez pas avec la chorba, plus claire et plus courante en Algérie.
La tanjia, le plat que Marrakech garde pour elle
La tanjia est la spécialité marrakchie, et vous ne la trouverez pratiquement pas ailleurs au Maroc. Un jarret de bœuf, du smen, du safran, de l'ail, du citron confit et du cumin sont scellés dans une jarre en terre au col étroit. La jarre part ensuite au farnatchi, le chauffeur du hammam de quartier, qui l'enfouit dans les cendres du foyer pendant cinq à sept heures. Le plat est historiquement masculin, préparé par les ouvriers célibataires qui n'avaient pas de cuisine. Elle se commande souvent la veille, comptez 60 à 140 dh la part.
Le mechoui, l'agneau au four de terre
Un agneau entier badigeonné de beurre et de cumin, descendu dans un four creusé dans le sol et refermé. Après plusieurs heures, la viande se détache de l'os sans couteau. On l'achète au poids, servie avec du pain, du sel et du cumin dans une soucoupe. À Marrakech, l'endroit est un passage étroit qu'on surnomme Mechoui Alley, juste au nord de Jemaa el-Fna. Arrivez avant 14h, les fours sont vidés dans l'après-midi.
Salades, entrées et pain
Un repas marocain commence rarement par le plat. On pose d'abord une série de petites assiettes au centre de la table, six ou huit selon l'occasion, que tout le monde attaque au pain. Ces salades sont cuites, pas crues, et se mangent tièdes ou froides :
- Le zaalouk : aubergines fondues à l'ail, au cumin et au paprika, écrasées avec de la tomate. La plus répandue, et la meilleure entrée en matière.
- La taktouka : poivrons verts grillés puis pelés, mijotés avec la tomate jusqu'à confire. Plus acidulée que le zaalouk.
- Les carottes au cumin et la salade de betterave à l'orange : les deux touches sucrées de l'assortiment.
- La bissara : purée de fèves sèches à l'huile d'olive et au cumin, mangée surtout en hiver et le matin, pour quelques dirhams.
- Les briouates : triangles de brick frits, à la viande hachée, au fromage ou aux crevettes. La version sucrée aux amandes et au miel se sert au dessert.
Le khobz, cette galette ronde levée, n'est pas un accompagnement : c'est le couvert. On déchire un morceau, on le plie, on s'en sert pour attraper la sauce. Beaucoup de familles pétrissent encore leur pâte à la maison et l'envoient cuire au farran, le four communal du quartier, qui rend les galettes contre une pièce. À côté du khobz, la table marocaine compte le batbout, cuit à la poêle et creux comme une pita, et le harcha à la semoule. Ces deux derniers appartiennent surtout au petit déjeuner marocain, qui a son propre répertoire de crêpes et de galettes.
La street food marocaine
C'est la partie la moins documentée de la cuisine marocaine, et souvent la plus mémorable. À Marrakech, elle se concentre sur Jemaa el-Fna, où des dizaines de stands numérotés s'installent chaque soir vers 18h et démontent tout avant l'aube.

- Les brochettes : kefta d'agneau hachée au persil, poulet mariné, et le boulfaf, du foie enroulé dans sa crépine. Grillées au charbon devant vous, servies dans un demi-pain. 10 à 25 dh la brochette.
- Les escargots : le stand le plus visible, avec ses marmites fumantes. Les babbouche mijotent dans un bouillon de thym, réglisse, anis et écorce d'orange. On les sort à l'épingle et on boit le bouillon ensuite, réputé bon pour la digestion.
- Le maakouda : galette de pomme de terre écrasée au cumin, panée et frite, glissée dans un sandwich avec une omelette et un peu de harissa. Le repas complet à moins de 15 dh.
- Le sandwich marocain : un demi-khobz garni de frites, salade, thon ou kefta, et de sauce. On le trouve dans toutes les rues de Guéliz pour 15 à 30 dh.
- Le jus d'orange pressé : les charrettes orange de la place, à 5 à 10 dh le verre. Demandez qu'on presse devant vous et refusez le verre déjà rempli.
Manger dans la rue sans y laisser son estomac : choisissez les stands où les Marocains font la queue, la rotation rapide vaut toutes les garanties d'hygiène. Préférez ce qui est grillé ou frit devant vous aux préparations qui attendent. Évitez les crudités lavées à l'eau du robinet les premiers jours. Et fixez le prix avant de commander sur la place, l'addition surprise fait partie du folklore.
Le thé à la menthe et les pâtisseries
L'atay n'est pas une boisson chaude parmi d'autres, c'est le geste d'accueil du pays. Du thé vert gunpowder, un gros bouquet de menthe nanah, et une quantité de sucre qui fait toujours réagir les visiteurs. Le premier jet est rincé pour retirer l'amertume, le thé infuse, puis on le verse de très haut pour l'aérer et former la mousse en surface, qu'on appelle la chefchoufa. Un service se fait en trois verres, de plus en plus fort et de moins en moins sucré.
Refuser un thé n'est pas grave, mais dans un souk, l'accepter engage généralement une conversation commerciale. Sachez-le avant de vous asseoir. Vous pouvez demander « bla sokkar », sans sucre, ou « skhef », peu sucré, sans vexer personne.

Les pâtisseries qui l'accompagnent tournent autour de trois ingrédients : l'amande, le miel et la fleur d'oranger. Les principales :
- Les cornes de gazelle (kaab el ghzal) : un croissant de pâte très fine autour d'une pâte d'amande à la fleur d'oranger. La finesse de la pâte fait la réputation du pâtissier.
- La chebakia : une fleur de pâte au sésame et à l'anis, frite puis plongée dans le miel chaud. Indissociable du ftour du Ramadan.
- Les ghriybas : des sablés fondants à l'amande ou à la noix de coco, qui se fendent en surface à la cuisson.
- Les briouates au miel et les feqqas, biscuits secs aux fruits secs qu'on trempe dans le thé.
- Le sellou (ou sfouf) : une poudre grillée de farine, amandes et sésame, très calorique, servie aux naissances et pendant le Ramadan.
Les épices et les bases du garde-manger
La cuisine marocaine est parfumée, pas piquante. C'est la confusion la plus fréquente. Le piment existe, sous forme de harissa servie à part, mais il ne rentre presque jamais dans le plat. Ce qui fait le goût, ce sont des épices douces et un petit nombre de produits de conservation.

| Ingrédient | Ce que c'est | Où il intervient |
|---|---|---|
| Ras el hanout | Mélange de 15 à 30 épices, propre à chaque marchand | Tajines de fête, tanjia, rfissa |
| Cumin | L'épice la plus utilisée du pays | Partout, jusqu'au sel de table des grillades |
| Safran | Cultivé à Taliouine, dans l'Anti-Atlas | Tanjia, tajines de poulet, pastilla |
| Citron confit | Citron beldi conservé au sel plusieurs semaines | Tajine poulet olives, tanjia |
| Smen | Beurre clarifié salé et vieilli, au goût très marqué | Tanjia, couscous, rfissa |
| Khlii | Viande séchée aux épices, conservée dans sa graisse | Œufs du matin, lentilles, tajines d'hiver |
| Huile d'argan | Pressée à partir d'amandons torréfiés, uniquement au Maroc | Trempage du pain, amlou, salades |
Le ras el hanout mérite un mot : le nom signifie « la tête de la boutique », c'est-à-dire ce que le marchand a de meilleur. Il n'existe aucune recette officielle. Deux échoppes voisines du souk aux épices vendront deux mélanges différents, et un bon marchand le compose encore devant vous.
Qui mange quoi, et quand
Les horaires marocains décalent tout d'une à deux heures par rapport aux habitudes françaises, et certains plats n'apparaissent qu'à des moments précis.
- Le matin : pain, huile d'olive, amlou, msemen et thé. La bissara en hiver. Le petit déjeuner marocain a ses propres crêpes et galettes, c'est un répertoire à part entière.
- Le déjeuner, vers 13h30 : le repas principal de la journée. C'est là que se mange le tajine, et le couscous le vendredi.
- Le goûter, vers 17h : thé, pâtisseries, msemen au miel. Un vrai moment social, pas un en-cas.
- Le dîner, à partir de 21h : plus léger, souvent une soupe, des œufs ou de la street food. Les restaurants touristiques servent bien plus tôt.
- Pendant le Ramadan : tout se réorganise autour du ftour, harira, dattes, chebakia et œufs durs au coucher du soleil. Beaucoup d'adresses ferment la journée, voyez ce que change le Ramadan avant de réserver un séjour sur cette période.
Une règle vaut pour toute la table : on mange de la main droite, avec le pain, dans un plat commun, et chacun se sert dans la portion face à lui plutôt qu'au centre. Les couverts arrivent dans les restaurants touristiques, presque jamais chez l'habitant.
Goûter tout ça à Marrakech
Marrakech réunit à peu près tout ce répertoire dans un rayon de quelques kilomètres, avec des écarts de prix considérables selon l'adresse. Le même tajine coûte 40 dh dans une gargote de la médina et 180 dh sur un rooftop à vue. Notre sélection d'adresses par quartier et par budget est détaillée dans le guide où manger à Marrakech. Pour la tanjia et le mechoui, qui ne se trouvent pas partout, visez la médina et les alentours de Jemaa el-Fna plutôt que Guéliz.
La façon la plus directe de comprendre cette cuisine reste de la faire. Les ateliers de cuisine marrakchis suivent presque tous le même déroulé : marché aux légumes le matin avec le chef, puis préparation d'un tajine, de salades cuites et souvent d'un pain, avant de déjeuner de ce qu'on a fait. Comptez une demi-journée. Les food tours du soir en médina couvrent l'autre versant : escargots, brochettes, maakouda et pâtisseries, avec quelqu'un qui sait quels stands valent le détour.
Cours de cuisine et food tours à Marrakech
Ateliers tajine et pastilla, marché avec le chef, tournées street food en médina.
Pour rapporter quelque chose, le souk aux épices reste le bon endroit : ras el hanout composé devant vous, safran de Taliouine, huile d'argan alimentaire et citrons confits voyagent tous très bien. Le reste de ce que la ville sait faire est regroupé dans notre guide de l'art de vivre marrakchi.
Questions fréquentes
Quel est le plat national marocain ?+
Le couscous et le tajine se partagent le titre. Le couscous a la légitimité rituelle : il se sert le vendredi après la prière, dans un plat unique posé au centre de la table, et l'UNESCO l'a inscrit au patrimoine culturel immatériel en 2020. Le tajine a la légitimité quotidienne : c'est lui qu'on mange le reste de la semaine, dans toutes ses variantes. Si vous ne deviez en goûter qu'un, prenez le couscous un vendredi midi, c'est le seul jour où vous le trouverez fait le matin même.
Qu'est-ce que la pastilla ?+
Une tourte de feuilles de brick, traditionnellement au pigeon, aujourd'hui le plus souvent au poulet, mélangé à des amandes grillées, de la cannelle et des œufs brouillés. Le dessus est saupoudré de sucre glace et de cannelle, ce qui donne ce contraste sucré-salé qui surprend à la première bouchée. Il existe aussi une version au poisson et aux fruits de mer, sans sucre, courante sur la côte à Essaouira. Comptez 60 à 150 dh la part selon l'adresse.
Quels sont les plats typiques marocains ?+
Cinq plats couvrent l'essentiel : le tajine, le couscous, la pastilla, la harira et le mechoui. À Marrakech, ajoutez la tanjia, qui ne se prépare nulle part ailleurs. Autour de ces plats gravitent les salades cuites servies en entrée, zaalouk et taktouka en tête, les briouates, le pain de four communal et une street food très développée entre brochettes, escargots et maakouda. Le repas se termine sur du thé à la menthe et des pâtisseries aux amandes et au miel.
Quel est le plat le plus mangé au Maroc ?+
Le tajine, sans concurrence. C'est le plat du quotidien parce qu'il est économique : un plat en terre, un feu doux, quelques légumes et un morceau de viande bon marché qui devient tendre à force de cuisson lente. Une famille en mange plusieurs fois par semaine, avec la garniture du moment. Le couscous, lui, demande plusieurs heures de travail et reste réservé au vendredi et aux occasions.
La cuisine marocaine est-elle épicée ?+
Parfumée, pas piquante. Le ras el hanout, le cumin, le gingembre, le safran et la cannelle dominent, et aucun ne brûle. Le piment reste à part, sous forme de harissa servie à côté, à doser soi-même. Un tajine marocain est nettement plus doux qu'un curry indien ou qu'un plat tunisien. Si vous supportez mal les épices, le seul point de vigilance concerne les sandwichs de rue, où la harissa est parfois ajoutée d'office.
Peut-on manger végétarien au Maroc ?+
C'est faisable mais moins simple qu'ailleurs. Les salades cuites d'entrée, la bissara, le maakouda, le pain et les pâtisseries sont sans viande. Les tajines de légumes existent partout, avec une réserve : le bouillon est souvent monté sur une base de viande. Le couscous pose le même problème. Précisez « bla lham » et « bla marqa dial lham », sans viande et sans bouillon de viande, et faites confirmer plutôt que supposer.